Combien a parcouru le premier du vent des globes ?
Le Vendée Globe est considéré comme l’une des courses à la voile les plus exigeantes du monde. Organisée tous les quatre ans, cette épreuve en solitaire sans escale et sans assistance pousse les skippers à leurs limites, tant physiques que mentales. Mais combien de milles nautiques parcourt le vainqueur de cet incroyable défi ? Tentons d’éclaircir cette question épineuse en prenant appui sur des données concrètes et une approche scientifique.
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ToggleUn tour du monde… mais plus long que prévu
À première vue, on pourrait croire que le premier du Vendée Globe suit une trajectoire simple : le tour complet de la Terre, soit environ 21 600 milles nautiques (40 000 km). Or, en pratique, les skippers empruntent des routes bien plus complexes. Ils doivent composer avec les contraintes météo, les courants marins, la géographie et les zones de navigation interdite.
Le gagnant ne choisit pas toujours la route la plus courte, mais plutôt la plus rapide. En 2020-2021, Yannick Bestaven a remporté l’épreuve après avoir parcouru environ 28 267 milles nautiques. C’est près de 7 000 milles de plus que la circonférence terrestre. Cela signifie que le premier du Vendée Globe ne fait pas qu’un simple tour de la planète : il navigue intelligemment pour optimiser sa vitesse, la portance de son voilier et éviter les zones de tempêtes.
L’importance de la stratégie météo et technologique
Le parcours du vainqueur n’est pas un simple exploit physique. C’est aussi un chef-d’œuvre d’ingénierie et de stratégie météorologique. Les skippers utilisent des logiciels avancés pour simuler leur route à l’avance, tenant compte des dépressions, des anticyclones, ainsi que de la puissance de leurs voiles.
Plus encore, les bateaux de type IMOCA, dotés de foils (appendices porteurs), permettent de soulever légèrement la coque hors de l’eau, réduisant considérablement la traînée et augmentant la vitesse. Cela se traduit souvent par des vitesses moyennes supérieures à 16 nœuds sur certaines portions du parcours. Ces avancées technologiques expliquent comment les distances parcourues peuvent varier d’une édition à une autre du Vendée Globe.
La distance réelle selon les éditions
Chaque édition du Vendée Globe est unique. Les conditions météorologiques changent considérablement et chaque skipper peut adopter une stratégie différente. Voici quelques exemples de distances parcourues par les vainqueurs :
- Édition 2000-2001 : Michel Desjoyeaux, environ 24 000 milles nautiques
- Édition 2012-2013 : François Gabart, 28 646 milles nautiques
- Édition 2020-2021 : Yannick Bestaven, 28 267 milles nautiques
Ce qui est frappant, c’est que toutes ces distances dépassent largement celle d’un tour standard de la Terre. Ces chiffres montrent l’ingéniosité des skippers et la complexité du parcours océanique.
Une question de science et de courage
En somme, le vainqueur du Vendée Globe ne réalise pas qu’un tour du monde. Il effectue un véritable banc d’essai technologique à ciel ouvert. Les données sont analysées en continu, les prévisions météo modélisées avec précision, et chaque décision est le fruit d’une logique mêlant instinct marin et calcul scientifique.
Ainsi, la distance parcourue par le premier du Vendée Globe se situe en général entre 24 000 et 29 000 milles nautiques. Cela fait plus de 52 000 km : c’est plus qu’un aller-retour Paris-Tokyo deux fois, en solitaire, sans escale, sans assistance, au cœur des océans les plus dangereux.
Fascinant, non ? Alors la prochaine fois que vous contemplerez un globe terrestre, souvenez-vous que quelque part, un marin en a épousé les courbes à la voile, avec précision, avec passion, et avec une résistance hors norme.


